|
Le blog est en stand-by. Je suis revenue de mon voyage, maintenant, je travaille. La vraie vie a repris ses droits. Mais, croyez-moi, l'esprit est toujours là-bas ;-)
Clélie
Le Mercredi 17 Juin 20091 commentaire(s)
Bodhagaya , autour du 22 décembre 2008.. Et après Darjeeling… Avant d’arriver à Bodhgaya, j’avais avalé quelques 4 heures en « crazy jeep » et environ 28 heures de train. J’ai dû dormir dans un Hilltop qui aurait fait peur aux cafards et négocié sec avec le rickshaw pour m’emmener dans cette « ville » sacrée. Autant dire que j’avais besoin de repos, et, quoi de mieux pour cela que le lieu Bouddhique le plus spirituel de toute l’Inde ? Bodhgaya n’est, à vrai dire, pas une ville, c’est avant tout l’endroit où s’érige l’Arbre de l’Illumination, sous lequel Bouddha aurait atteint le Nirvana. Autour de cet arbre s’est implanté tout un ensemble de temples, chacun venant d’un pays différent. On visite ainsi le temple du Bhoutan, du Tibet, de Chine…Ensuite, lieu sacré faisant, le tourisme religieux s’y est développé en masse, générant constructions hôtelières et restaurants en tout genre. Plus loin, lorsque l’on s’éloigne des shops et cybercafés, on découvre la vie rurale de l’Inde du Nord : rude, pauvre. Les habitants sont des fermiers vendant leurs légumes en ville. Les plus riches ont des bœufs pour tirer les charrettes qui labourent la terre humide de cette région. Ils habitent dans des maisons dont les murs sont fait de bouses de vaches et au toit en feuille de palmiers séchées. Les bâtisses n’ont pas de fenêtres, ni de portes d’ailleurs. À quoi bon ? Tout ce monde vit dehors, qu’il fasse 35 degrés ou qu’il pleuve à torrent. Les femmes cuisinent dehors, les enfants jouent dans les ruisseaux infectés d’ordures et les chiens s’en donnent à cœur joie de courser les poulets. Lorsque je suis arrivée ici, il venait de pleuvoir durant trois jours. Autant vous dire que cela renforce l’impression de sordidité que l’on ressent en entrant dans le village. La boue recouvre tout. Du sol aux murs, des pieds des enfants aux mains des mamans. Mais tout cela n’affecte en rien la force spirituelle du lieu. Dans l’enceinte du temple principal, et que l’on s’approche de l’Arbre sacré, il y a une sorte de béatitude qui s’installe en vous. Tout est prière, et repos, tout est serein. Ici, on se rend compte que l’Indouisme est effervescent, que l’islamisme est transcendant, que le Christianisme est attentif, et finalement que le Bouddhisme, lui, conduit à la méditation, au recueil sur soi. Pourtant, la plus belle image que je retiendrais est celle de deux enfants, de douze ans, qui, entre moines immobiles, riaient à gorges déployées en essayant d’attraper au vol les feuilles de l’arbre. Les toges orangées prenaient des formes insoupçonnables sous l’effet du vent et du jeu. Mais quand ils s’apercevaient qu’ils perturbaient le monde, alors ils s’essayaient, et reprenaient de plus belles deux minutes après. Ces deux enfants étaient, à eux deux, aussi beaux que l’atmosphère de cette enceinte : volupté et sérénité. A très vite
Le Mercredi 11 Février 20091 commentaire(s)
Mais avant cela, je voudrais répondre à une question, simple d’apparence, que tous allez me demander. J’ai pourtant mis un sacré temps pour pouvoir poser des mots sur le sentiment qui me vient lorsque je réfléchis à cela… Comment s’était l’Inde ? L’Inde, c’est excitant, vivant, grouillant, c’est étincelant, triste et pollué, étouffant même. Et c’est aussi, étourdissant, déstabilisant, calme et magnifique en même temps. C’est parfois très agaçant, ennuyant mais complètement renversant. C’est romantique mais tellement kitch, et pourtant bien authentique…Tellement ! Et justement…, Pendant ce temps, je me demandais comment je pourrai contenir tout ça. Mon cœur serai trop petit pour maintenir tout ces cognements, tous plus forts les uns que les autres ; comment mes poumons résisteraient à la surcharge d’air dont je les emplissais à chaque inspiration, profitant de tout ce qui m’entourait ; comment ferai-je, avec mes bras trop courts, pour embrasser toutes ces précieuses rencontres et leur dire combien je les aime ? Finalement, j’ai ouvert les yeux, et le spectacle qui s’offrait à moi était plus fort que tout. Alors, mon cœur s’est emballé, mes poumons ont explosés et mes bras se sont étirés. Et j’ai tout aimé, tout, et tellement ! J’ai aimé parce que je me suis sentie vivante, plus que jamais. Et se sentir vivre, c’est renversant ! Voilà l’Inde Merci pour tout
Le Mercredi 21 Janvier 20091 commentaire(s)
Je m'apperçois que J-1 n'a été édité... Je m'en vais très vite à sa recherche, et le réédite dès que possible, A bientot alors
Le Dimanche 11 Janvier 20092 commentaire(s)
13 Decembre 2008 Direction Ici, a Pondy, un homme, repasseur de linge comme on en trouve en pleine rue, m’a offert le sourire le plus honnete jamais rencontre sur les levres d’un Francais. Ici, trois femmes, un bac de dix kilos de graviers sur la tete ont pose pour mon appareil avec l’enthousiasme d’un enfant devant un sapin de Noel. Et ici, un homme au passé douloureux m’a confie son histoire sans drame ni peine. On vit aussi cela en Par ailleurs, il est bon de trouver un croissant pour son petit dej et des carbo pour le dejeuner ! ...Bon, je dois vous chuchoter a l'oreille qu'il n'y a que le nom qui est qui vraiment Francais...pas le gout ! Mais qu'importe ! J'ai quitte Pondy pour la plage de Mahabalipuram, une plage de pecheurs qui fleure bon le filet frais ! Mais avant cela, je suis alle faire un tour a Auroville, non loin de Pondy. Je n'en ai pas un souvenir imperissable. Seulement la vue du Matrimandir, lieu de meditation ouvert a tous, deriere une barriere cadenassee. Chacun s'en fera son propre commentaire ! Donc, Mahabalipuram est un petit Goa, ou il est bon de se promener dans les ruelles ensablees et de s'arreter a toutes ces petites echopes de sculpteurs de pierre. Un sourire par la et des papotages par ici...Pour vous dire combiem ce village est super chaleureux. Je suis rester une nuit et une journee. Sur le chemin du retour, j'ai ete saluee quinze fois ! ...Au seizieme " bon voyage" je reste ! Mais je ne suis pas restee. J'ai un avion pour Darjeeling ! Et c'est reparti !
Tags associés : Puducherry
Le Mercredi 17 Décembre 2008Poster un commentaire
|
Rubriques
|